marianne <p> <a href="../index.htm">Rhône santé</a> <a href="../parti/etranger.htm">rhone social</a> <a href="../personne_agee_handicapee/personne_handicapee.htm">aide à domicile rhone</a> <a href="../sante_environnement/lutte_legionelles.htm">legionelles rhone</a> <a href="../parti/cohesion_sociale.htm">action sociale rhone</a> </p> <p> <a href="../pro/politiques_sociales.htm">administration sanitaire et sociale rhone<br /></a> <a href="../pro/inclusion.htm">lutte contre exclusion rhone</a><br /> <a href="../pro/offsoins.htm">medecins agrees rhone</a> <a href="../pro/spp.htm">offre soins rhone<br /></a> <a href="../pro/handicap.htm">ddass rhone<br /></a> <a href="../pro/prosante.htm">professions sante rhone</a> </p> <p> Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du Rhône, DDASS RHONE : Rhone santé est un site gouvernemental qui renseigne sur la protection sanitaire et sociale rhone, les établissements de soins et l'administration sanitaire et sociale rhone</p> <p> Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du Rhone, Santé malades RHONE : Rhone santé informe sur les droits des handicapes, des personnes ages, la santé environnement et la sécurité sociale RHONE</p> bienvenue sur le site de la DDASS du rhône
La qualité de l'air
Rôle de la DDASS - Service Santé Environnement dans le domaine de la qualité de l'air

L'homme respire en moyenne 14 000 litres d'air par jour. Constitué principalement par de l'azote (78%), de l'oxygène (21%) et des gaz divers (1%), la qualité de l'air est impactée par les émissions d'origine naturelle (incendies de forêt, volcans, respiration animale, processus de biodégradation, embruns marins) mais surtout de l'activité humaine (matériaux de construction et de décoration, chauffage, circulation automobile, industries et activités agricoles). Cette dernière rejette en effet un véritable cocktail de polluants atmosphériques, aux effets plus ou moins bien connus. A ces polluants chimiques, il convient d’ajouter les polluants biologiques (pollens et moisissures). Le département du Rhône, comme la région Rhône-Alpes, est notamment particulièrement concerné par le pollen de l’ambroisie.

Certains polluants chimiques et biologiques présents dans l’air extérieur comme intérieur (nous passons en moyenne 80% de notre temps à l’intérieur) peuvent avoir un impact sur la santé qu’il convient de surveiller. Par son action, la DDASS du Rhône contribue à améliorer la qualité de l’air et à mieux connaître les impacts sur la santé de la population.

Sommaire
1. Air extérieur - pollution atmosphérique

Les enjeux sanitaires

La pollution de l’air est à l’origine d’une grande diversité d’effets biologiques et sanitaires : décès anticipés d’origine respiratoire et cardiovasculaire, augmentation des symptômes respiratoires ou de la prise de médicaments pour asthme, diminution de la fonction respiratoire, exacerbation de pathologies respiratoires et cardiovasculaires préexistantes… En outre, la potentialisation par des particules diesel de la réponse allergique a été démontrée. Les pollens ainsi que les moisissures sont également responsables de réactions allergiques (pollens d’ambroisie notamment). Enfin l’asthme est en forte augmentation depuis ces 20 dernières années ; le rôle de la pollution atmosphérique est fortement suspecté. En raison de son caractère inévitable, l’exposition à ces pollutions atmosphériques concerne l’ensemble de la population. Les citadins et les personnes vivant à proximité des agglomérations ou de grandes infrastructures de transport (autoroutes, aéroports) sont les plus exposés.

La DDASS participe à l’amélioration des connaissances en :

• Disposant et exploitant les résultats de la surveillance de la qualité de l'air par l’AASQA (Association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air) et le RNSA (Réseau national de surveillance allergique) afin d’évaluer l’exposition de la population et de participer à l’élaboration d’états des lieux de la qualité de l’air ;
• S’impliquant dans la réalisation des études Air – Santé, en impulsant leur réalisation et en assurant leur suivi.

La DDASS intervient dans la gestion des risques en :

• Dégageant les priorités régionales en santé publique et en les traduisant dans les actions de planificationet de suivi du PPA (Plan de protection de l’atmosphère) approuvé par arrêté inter-préfectoral du 30 juin 2008, des PDU (Plan de déplacement urbain) et du PRQA (Plan régional de la qualité de l’air) et dans les orientations des réseaux de mesures (bureaux et conseils d'administration des réseaux) ;
• Faisant prendre en compte la qualité de l’air dans la politique d’aménagement en participant de manière ciblée à la planification territoriale (PLU (Plans Locaux d’Urbanisme) et SCOT (Schémas de Cohérence Territoriale)) ;
• Participant à l'élaboration des procédures d'alerte et des messages sanitaires et en s’assurant de leur bonne diffusion auprès des établissements sanitaires et sociaux, en participant à la gestion des alertes de pollution ;
• Analysant les aspects sanitaires dans les études d’impact qui portent notamment sur émissions polluantes des installations industrielles, de combustion et du transport routier.

La DDASS informe et communique en :

• Informant les décideurs et les relais d’opinion sur les risques sanitaires pour améliorer la situation sanitaire, en valorisant les publications d’études épidémiologiques et les résultats d’études d’impact sanitaire (impact sanitaire de la pollution atmosphérique à l’échelle d'une agglomération selon la méthodologie de l’INVS (Institut de Veille Sanitaire)) ;
• Informant les personnes sensibles pour atténuer les conséquences de la pollution sur leur santé.


2. Ambroisie

L’ambroisie, plante dont le pollen est particulièrement allergisant (période de floraison : août et septembre), est bien implantée dans le département du Rhône notamment le long des vallées du Rhône et de la Saône et dans l’Est Lyonnais. Les terrains nus, peu végétalisés comme les remblais, les bords de routes, et les terrains mal entretenus sont ses lieux de prédilection. Elle prolifère aussi sur les sols cultivés - cultures de tournesol par exemple -, dans les jardins, les jachères, etc..

Elle est également présente dans toute la région Rhône-Alpes, sa zone de développement s’étendant désormais vers le nord et le sud de la France. En Europe, plusieurs pays sont affectés par le développement de cette plante notamment la Hongrie, la Suisse, l’Autriche, etc..

Les études réalisées ces dernières années indiquent que 6 à 12% de la population est allergique au pollen d’ambroisie, allergie qui peut être très invalidante chez certains patients, et que l’effectif de la population allergique augmente.

Des actions peuvent être mises en œuvre afin de limiter le développement et la prolifération de cette plante et éviter sa pollinisation. C’est l’objet des campagnes d’informations réalisées depuis 1998 dans le département du Rhône (DDASS, Grand Lyon, Conseil général) puis au niveau régional (DRASS) à l’attention de la population par le biais des mairies, des collectivités publiques et des pharmacies. En 2002, la DRASS Rhône-Alpes a notamment mis en place un site internet spécifique à l’Ambroisie (www.ambroisie.info). Ce site propose, entre-autres, des outils d’aide à la reconnaissance de la plante ainsi que des fiches techniques pour limiter sa prolifération. Les plaquettes d’information du public sont également téléchargeables sur ce site.

Sur le plan réglementaire, un arrêté préfectoral prescrivant la destruction obligatoire de l'ambroisie a été pris le 20 juillet 2000. Dans le département du Rhône, il est ainsi obligatoire que :
• Les propriétaires, locataires ou occupants de terrains à quelque titre que se soit préviennent la pousse de l'ambroisie. L'obligation de lutte s'impose à tous, y compris aux exploitants du domaine public et aux agriculteurs ;
• L'élimination des plants d'ambroisie se fasse avant pollinisation, et avant le 1er août. Des interventions ultérieures peuvent s'imposer du fait de phénomènes de repousses.
Les contrevenants sont passibles de poursuites en application du code de santé publique. En outre, en cas de défaillance des occupants, le maire pourra faire détruire les plants aux frais des intéressés en application des articles L.2212-1 et 2211-2 du code général des collectivités territoriales.


3. Air intérieur

Nous passons en moyenne 80 à 90 % de notre temps dans des espaces clos, que cela soit dans les logements, les lieux de travail, les écoles, les espaces de loisirs, les commerces ou bien encore les transports. Nous sommes donc largement exposés aux polluants de l’air intérieur d’origine :
• chimique : il s’agit des polluants émis par les appareils ménagers, les matériaux de construction, d’ameublement ou de décoration, les produits d’entretien ou les désodorisants d’intérieur, les activités de bricolage, la cuisine, la fumée de cigarette, les produits issus de la combustion des bougies, d’encens ….
• biologique : il s’agit des particules émises par les animaux de compagnie (allergènes du chat par exemple), les acariens, les moisissures, les pollens des plantes d’intérieur ….

La qualité de l’air intérieur dépend également des polluants issus du sol, comme le radon, de l’air extérieur (dioxyde d’azote, composés organiques volatiles, particules …) ou de la combustion des produits fossiles (charbon, gaz, fioul, pétrole) utilisée pour la production d’eau chaude sanitaire ou le chauffage pouvant être notamment à l’origine d’intoxication par le monoxyde de carbone.

L’air intérieur que nous respirons peut avoir des effets sur le confort et la santé, depuis la simple gêne (odeurs, irritations des yeux ou de la peau) jusqu’à l’aggravation ou le développement de pathologies comme par exemple les allergies respiratoires. Néanmoins, ces effets sont mal connus ; la contribution de la qualité de l’air intérieur à certaines maladies reste encore à identifier et à évaluer.
C’est le rôle donné par les Pouvoirs Publics à l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI).

De nombreux facteurs influent sur la qualité de l’air à l’intérieur des logements, parmi lesquels le rôle de l’occupant joue un rôle primordial. L’occupant est donc le premier acteur des actions préventives sur la qualité de l’air intérieur dans son logement.

Au niveau national, des actions de surveillance de la qualité de l’air à l’intérieur des lieux clos ouverts au public, comme les établissements hébergeant des enfants, sont inscrit dans le projet de Plan National Santé-Environnement (PNSE2) 2008-2011. Le Ministère de la Santé et des Sports et le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire ont décidé de coordonner leurs efforts pour introduire progressivement cette surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les lieux clos ouverts au public, en commençant par une phase d’expérimentation en 2009 portant sur les lieux hébergeant des enfants.
Concernant la qualité de l’air à l’intérieur des logements, les résultats de la campagne logements conduite par l’Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur (OQAI) ont confirmé la nécessité d’agir pour améliorer la situation.

La DDASS intervient dans la gestion des risques et la communication en :

• participant à des études visant à améliorer les connaissances sur la nature des polluants présents dans les environnements clos, sur leurs concentrations et sur leurs impacts sur la santé ;
• participant aux campagnes d’information nationales ou locales visant notamment à mieux faire connaître les bonnes pratiques pour améliorer la qualité de l’air intérieur ;
• répondant aux demandes d’information ponctuelles émanant de collectivités ou de particuliers sur des problèmes d’odeurs ou de nuisances ressenties notamment à l’intérieur des locaux accueillant des enfants ou dans les logements.

  • Etude régionale
    Au niveau de la région Rhône-Alpes, la DRASS et les DDASS ont contribué à l’amélioration des connaissances pour les bâtiments accueillant des enfants en étant à l’initiative d’une étude sur la recherche des concentrations en formaldéhyde dans 50 crèches et écoles maternelles répartis sur le territoire régional. A partir des mesures réalisées, les risques pour la santé des enfants, associés à leurs expositions au formaldéhyde (dont la toxicité est relativement bien connue), ont été évalués.

    Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’action 14 du Plan National Santé Environnement 2004-2008 (PNSE1) intitulée «Mieux connaître les déterminants de la qualité de l’air intérieur et renforcer la réglementation» décliné au niveau du Plan Régional Santé Environnement 2006-2010 (PRSE) dans l’action n°29 «Veiller à la qualité des bâtiments accueillant des enfants».

    L’ensemble des documents est disponible sur le site de la DRASS Rhône-Alpes, coordonateur de l’étude.

    Enfin, lors de la phase d’exploitation des résultats, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale et du Travail (AFSSET) a publié une valeur guide pour les effets chroniques du formaldéhyde dans l’air intérieur.
    La comparaison des résultats de l’étude avec cette valeur guide a montré que 90 % des salles investiguées ne respectent pas cette valeur. Ce constat est également fait pour les autres études nationales.
  • Campagne d’information du public sur la qualité de l’air intérieur des logements

    Pour améliorer la qualité de l’air intérieur : aérez !…

    L’ INPES, en lien avec la Direction Générale de la Santé (DGS), a mis en place une action d’information du public dans l’objectif :
    • d’alerter le grand public sur la pollution de l’air intérieur ;
    • de diffuser des messages de préventions autour de l’aération et de la réduction des émissions de polluants en modifiant les comportements.

    La qualité de l'air intérieur
    Le «guide de la pollution de l’air intérieur» a été élaboré dans le cadre de cette campagne d’information. Ce guide est disponible à la DDASS du Rhône. Il a également été adressé aux mairies, pharmacies, centres de protection maternelle et infantile (PMI), aux centres communaux d’actions sociale ainsi qu’aux médecins généralistes et allergologues.

    Vous trouverez tous les éléments de cette campagne ainsi qu’un guide téléchargeable sur le site de l' INPES.
    Enfin, un site internet spécifique à la prévention des risques accidentels et environnementaux au sein de l’habitat est en cours de développement. Il concerne, dans un premier temps, uniquement la thématique de la qualité de l’air intérieur.

Où sommes-nous ? Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Le Rhône en chiffres Concours et recrutement fonction publique
Veille sociale et Hébergement d'urgence Accueil des étrangers et intégration Cohésion sociale Protection des majeurs
Établissements de santé Santé publique et prévention Veille et sécurité sanitaire Professions de santé
Personnes âgées Personnes handicapées
L'eau potable Les eaux de loisirs Le saturnisme L'amiante Le radon Le bruit La qualité de l'air La lutte contre les légionelles Le monoxyde de carbone
Politiques sociales Politiques de santé Santé environnementale